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Spectacle taurin majeur du terroir
méridional, la course camarguaise tire ses
sources dans l'antiquité crétoise. Elle
serait l'expression "moderne" de jeux séculaires
auxquels s'adonnaient les jeunes crétois pour
faire montre de leur virilité. Il s'agissait
de mesurer sa masculinité en attrapant les
taureaux sauvages. Parfois cet exercice de force se
terminait par un sacrifice aux dieux.
Depuis l'Antiquité, le culte du taureau
est ancré dans le delta du Rhône et
les territoires de ses anciens bras. Le taureau
de Camargue aux cornes en forme de lyre, plus petit
que son cousin espagnol, très vif, est l'acteur
principal du culte et de la passion qui animent
les gens de ce pays. Tous les moments sont liés
aux taureaux. Rois de la fête, nombre de manifestations
débutent ou se terminent par une abrivado*,
un encierro*
ou une course libre.
Ces jeux avec le taureau organisés autrefois
dans la cour des mas et aujourd'hui dans les arènes,
sont l'expression vivante de l'identité de
notre région empreinte d'émotions
et de sensations fortes que nous vous invitons à
partager.
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La
saison des courses :
de Mars à Novembre
Les
principaux types de courses camarguaises
:
La
Royale : les six
meilleurs taureaux d'un même
élevage
Le
concours de Manades :
course de taureaux composée
de plusieurs élevages
La
course de Taù : course
de taureaux non castrés
La
course de vaches cocardières
: course de vaches
exclusivement
La
Course de Protection :
course de jeunes taureaux avec des
raseteurs débutants.
Déroulement
d'une course :
Le lieu : les arènes
La course : 6 taureaux qui courent
chacun 1/4 d'heure
Le moment : l'après-midi
Le déroulement :
Avant
la course,
le capelado*,
défilé des raseteurs
Après
la course, parfois
une vachette pour les jeunes et
les apprentis raseteurs, puis la
bandido*
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Pendant
la course : 15 minutes
pour
chaque taureau
1-
Première sonnerie, longue,
de trompette annonce la sortie du
taureau
2-
Le taureau ou biou sort du toril
et cherche "son camp",
un endroit dans le plan des arènes
où il pourra se défendre
(en général, un angle)
La
Présidence située
en face ou sur le toril (composée
d'un Président et de deux
assesseurs) veille au respect des
règles, annonce les noms
du taureau, de la manade et les
primes des attributs.
Lors
des concours de manades, le cocardier*
porte parfois la devise non primée
(couleurs de la manade accrochées
sur le garrot).
3-
Deuxième sonnerie, courte
cette fois, invite les raseteurs*
à provoquer le biou.
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4- Le raset :
1er
temps : le tourneur,
un ancien raseteur, par des gestes
et par la voix, attire l'attention
du taureau pour bien le placer et
préparer une course favorable
au raseteur qui se met en place.
2ème
temps :
le raseteur démarre sa course
et déclenche la charge du
taureau.
3ème
temps : le taureau
et le raseteur se croisent, c'est
la rencontre et le moment du raset
pendant lequel le raseteur essaie
avec son crochet d'enlever les attributs*
(d'abord la cocarde, puis les glands
et enfin le 1ère et 2ème
ficelle).
4ème
temps : fuite de
l'homme jusqu'aux barrières.
Le bon cocardier le poursuit jusqu'à
taper contre l'obstacle, c'est le
coup de barrière, apprécie
et salué par l'ouverture
de la musique de Carmen.
5-
Troisième sonnerie :
à l'issue des 15 minutes
de sa course, retour du taureau
dépouillé ou non de
ses attributs au toril.
Le
taureau refusant de rentrer au toril,
sort le simbeu*
qui sera rejoint en général
par le cocardier et rentre aussitôt
avec lui. Si le taureau ne le suit
pas, un gardian*
peut l'inciter à le faire
de son trident.
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Le
plus ancien témoignage de course camarguaise remonte
à 1402 date, à laquelle une course avait
été donnée à Arles en l'honneur
de Louis II, Comte d'Anjou, père du Roi René.
A l'origine de la course est le "jeu taurin"
qui consistait en l'affrontement d'animaux de toutes sortes
(lions, chiens, ours …) et de valets de ferme pour
combattre et jouer avec le taureau. Vers la fin du XIXème
siècle, ces jeux qualifiés violents se transforment
pour devenir une joute entre l'homme et l'animal dont
l'enjeu est l'enlèvement des attributs fixés
entre les cornes du taureau.
Au fil du temps ces jeux se sont codifiés et officialisés.
Ils ont donné dans notre région la course
camarguaise (affrontement à la main) et, en Espagne,
la corrida (rituel sacrificiel).
Aujourd'hui, la course camarguaise, est un spectacle de
tradition régionale à part entière.
C'est également un sport, depuis que la Fédération
Française de la Course Camarguaise l'a reconnue
en tant que tel.
Le jeu consiste à enlever des attributs placés
sur les cornes des taureaux, mais selon des règles
édictées. La course camarguaise se pratique
dans un lieu, par des hommes et des taureaux spécialisés,
selon des règles précises.
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| Source
Fédération Française de la Course Camarguaise
"Petite initiation aux traditions camarguaises” |
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