 
La
forteresse que nous voyons aujourd'hui, a été
édifiée à partir de 1400 par
Louis II d'Anjou. Elle fut transformée en un
somptueux palais Renaissance sous l'impulsion de son
fils, le Roi René.
Acquis
par l'Etat en 1932, ce château est classé
monument historique depuis 1840.
Le
château, d'un
contraste architectural saisissant, est à la
fois forteresse et palais Renaissance.
La
forteresse s'affirme par une enceinte qui protège
la basse cour, dominée par les hautes murailles
austères du logis seigneurial; l'ensemble est
couronné de mâchicoulis. Ce sont autant
d'éléments de l'architecture militaire
qui évoquent des temps troublés.
A l'intérieur de l'enceinte, le château
est séparé en deux espaces distincts,
le logis seigneurial et la basse cour. La basse cour,
où se trouve l'accueil, abritait les communs.
Le "trésor" de l'apothicairerie de
l'hôpital St Nicolas y est présenté
: un ensemble remarquable de faïences du 18ème
siècle dans des boiseries de la même
époque.
La
résidence princière s'organise autour
de la cour d'honneur nettement marquée par
la Renaissance. Les façades sont rythmées
par de larges fenêtres à croisées
qui augmentent la luminosité et l'agrément
des pièces.
La
tourelle d'un escalier à vis, ajourée
sur toute sa hauteur, s'élance jusqu'à
la terrasse sommitale d'où l'on peut admirer
un magnifique panorama. La décoration sculptée
de l'église, représentative du gothique
flamboyant, révèle ses influences italiennes.
Dans
l'aile Ouest, les plafonds à caissons de la
salle des festins et du salon du Roi, se couvrent
d'un riche décor pictural. Au dernier étage,
la salle d'audience est voûtée d'ogives
pour soutenir la terrasse. Une série de tapisseries
flamandes du 18ème siècle illustrant
l'histoire de Scipion l'Africain est exposée
dans ces salles.
L'aile
Est abrite les appartements de la Reine. Tout témoigne,
dans ce château, de la magnificence et du raffinement
du prince angevin. |
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Ouverture
:
Du 1er Avril au 31 août :
tous les jours de 10h à 18h30.
Du 1er septembre au 31 mars :
tous les jours de 10h30 à 17h (sauf lundi)
Tarifs :
Individuel : 6,10 €.
Groupes : 5,10 €
–18 ans et cartes professionnelles : 4,10
€.
Scolaires pour une classe :
Toute l'année: 30,50€.
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 C'est
le fils et successeur de Louis 1er d'Anjou qui réédifie
sous sa forme 
actuelle le château de Tarascon laissé en ruines
par les trébuchets de Du Guesclin et les assauts
de Raymond de Turenne. En septembre 1400, Louis II s'arrête
quelques jours à Tarascon. Revenu en octobre, il
fait dégager et aplanir l'emplacement de la vieille
forteresse.
En novembre, les maçons à l'œuvre commencent
les travaux d'un nouvel édifice qui tient autant
d'un palais que d'une forteresse.
La
pierre choisie est "la grisette" de Beaucaire,
calcaire coquiller très dur, employée presque
exclusivement sauf en quelques parties au 2ème étage
où elle a été remplacée par
la pierre de Fontvieille de consistance plus friable.
La construction est si activement poussée qu'à
la fin de 1403, Louis II peut accueillir à Tarascon,
le pape avignonnais qu'il vient de reconnaître. La
dépense totale s'éleve en 1406 à 33
388 florins, 3 gros et 23 deniers. Très avancé,
le château n'est cependant pas terminé. Sa
construction est suspendue par le départ de Louis
II pour l'Italie. De 1428 à la mort de Louis II (1435),
les travaux de reconstruction sont activement poussés.
Le château se transforme en un somptueux palais Renaissance
sous l'impulsion de son fils, le Roi René.
Au
cours de son 1er long séjour à Tarascon
de 1447 à 1449, le
roi René fait exécuter
d'importantes améliorations qui portent le château
à son état actuel, c'est de cette époque
que datent les ornementations de la cour d'honneur : loggia,
niches, statues, porches, décoration d'arcade, salle
dite "des chantres". Le roi donne des fêtes
éblouissantes et la première année,
il offre une réception somptueuse à son neveu,
le futur roi Louis XI.
L'année 1449, apogée du règne de rené
d'Anjou, marque aussi l'arrêt définitif de
la reconstruction du château. Tel que nous le voyons
aujourd'hui, tel il apparaissait à l'époque.
Par la suite, le roi fait procéder à des embellissements
limités et intérieurs : peintures et ameublement.
En
1449, le château mesure 130 mètres de long
sur 36 de large et s'appuie sur un rocher taillé
à pic qui prolonge jusqu'au fond des douves la forme
des tours et des murs.
Il se divise en 2 parties de surface à peu près
équivalente mais d'importance inégale : au
Nord, se trouve les communs, les salles pour les hommes
d'armes et une cour bien ensoleillée qu'enferme une
courtine aux tours carrées; au Sud, se dresse la
masse cubique du château qui s'élève
à 45 mètres au dessus du Rhône. Ces
deux parties de même niveau, sont séparées
par un vaste intervalle qu'enjambait autrefois un pont-levis.
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Quatre
tours d'angle pourvues d'un escalier liées
par des corps de bâtiments larges
de 10 mètres qui enferment une cour intérieure.
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La tour ronde de l'Horloge (nord-est)
comprend 4 salles superposées auxquelles
on accède par un escalier à vis.
C'est la tour la plus massive de l'édifice
(3.50 m à l'ébrasement des fenêtres,
6 m aux fondations). La salle basse, hexagonale,
offre de curieux dessins de galères et
de vaisseaux gravés dans la pierre.
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La 2ème
tour dite "des chapelles"
(sud-est) n'est ronde qu'à l'extérieur,
elle renferme 2 chapelles : la plus basse, à
deux travées, possède une abside
à huit branches qui remonte au 14ème
siècle.
Son portail à profondes voussures, était
orné de statues. La chapelle haute, à
deux travées, est éclairée
par une magnifique fenêtre ogivale, on
y remarque une abside à 6 branches et
deux petits oratoires pourvus d'oculi.
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La 3ème tour,
dite du Rhône, est carrée et située
au sud-ouest, elle renferme une salle aux magnifiques
culots.
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La 4ème
tour, carrée aussi, occupe
l'angle du nord-ouest, elle porte le nom de
"l'Artillerie", en raison de son rôle
et s'élève à 1.20 m au
dessus de la terrasse. Une 5ème tour,
située entre les tours de l'Horloge et
de l'Artillerie dite du "Donjon",
semble appartenir à une construction
antérieure, on y passe d'un étage
à un autre uniquement par des trappes.
Quatre escaliers qui ne comprennent pas moins
de 136 marches mènent à un gigantesque
belvédère que constitue la terrasse
d'où la vue s'étend du Mont Ventoux
à la mer.
Trente
trois appartements renferment des beautés
et des particularités qui retiennent
facilement le regard des visiteurs. Une niche
Renaissance attribuée à Francesco
Laurana, renferme les bustes du Roi René
et de sa deuxième épouse, Jeanne
de Laval. Cette niche porte une inscription
latine dont voici la traduction : "Ces
augustes personnages, célèbres
par les lys de France et la croix, travaillent
sans cesse à se frayer un chemin vers
le ciel".
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