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Tartarin de Tarascon

Tarascon, ville de mythe et de légendes,

inspira d'autres contes, ainsi sous la plume d'Alphonse Daudet "Les aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon" voient le jour en 1872. Il raconte l'histoire de Tartarin, l'intrépide chasseur de casquettes, vantard émérite de cette petite ville de Provence.

 

Mais qui était ce personnage ?

Dès sa prime jeunesse, Tartarin rêvait d'expéditions, il lisait tous les livres de voyages et il était passionné de chasse. Bavard, vantard, habilement menteur et croyant à ses mensonges, il s'était fait une réputation de grand chasseur dans la ville, malheureusement dans les collines qui entouraient Tarascon, le gibier se faisait rare, alors, un jour, Tartarin décida de s'attaquer à un gibier digne de lui : le lion. Ce fut le départ pour l'Afrique où de périlleuses mais peu glorieuses aventures l'attendaient. Revenu de son périple africain, racontant des exploits extraordinaires qu'il n'avait pas vécu, triomphant et adulé par la population fière de son héros, Tartarin fut auréolé de gloire pour toujours…

Si ce récit dépeint avec quelque exagération le tempérament méridional, il est certain qu'Alphonse Daudet a trouvé à Tarascon tous les caractères de son personnage fanfaron et sympathique. L'œuvre de Daudet, mal acceptée par les Provençaux lors de sa sortie en librairie, a pourtant rendu célèbre la ville. Tout compte fait, Tartarin amuse les Tarasconnais, qui, sans rancune, lui ont fait une place dans le défilé de la Tarasque. 

 

 

Un Espace dédié au personnage d’Alphonse Daudet

Aujourd'hui, l’Espace Tartarin, installé dans le cloître des Cordeliers, présente quelques saynettes,  reconstitution du célèbre roman, destinées à faire revivre le célèbre personnage inventé par A. Daudet. Le Cloître des Cordeliers, vestige de l’ancien couvent médiéval des Frères Franciscains  devient ainsi l’écrin de  présentation de deux des scènes les plus évocatrices de cette œuvre littéraire appartenant au monde imaginaire et burlesque.

 

1ère évocation : Tartarin dans son cabinet de curiosités

« Imaginez-vous une grande salle tapissée de fusils et de sabres, depuis en haut jusqu’en bas, toutes les armes de tous les pays du monde : carabines, rifles, tromblons, couteaux corses, couteaux catalans, couteaux-revolvers, couteaux-poignards, krish malais, flèches caraïbes, flèches de silex, coups-de-poing, casse-tête, massues hottentotes, lazos mexicains, est-ce que je sais … » (Alphonse Daudet. Tartarin de Tarascon. 1872)

 

2e évocation : Tartarin tenant salon chez M. et Mme Bezuquet

« Revenu de bonne heure des succès de salon, le héros tarasconnais aimait bien mieux se plonger dans ses livres de chasse ou passer sa soirée au cercle que de faire le joli cœur devant un piano de Nîmes, entre deux bougies de Tarascon. Ces parades musicales lui semblaient au-dessous de lui … Quelque-fois, cependant, quand il y avait de la musique à la pharmacie Bézuquet, il entrait comme par hasard, et après s’être bien fait prier, consentait à dire le grand duo de Robert le Diable, avec Mme Bézuquet la mère… Qui n’a pas entendu cela n’a jamais rien entendu… » (Alphonse Daudet. Tartarin de Tarascon. 1872)

 

Infos pratiques

Horaires d’ouverture du Cloître des Cordeliers
Du lundi au vendred de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, le samedi de 13h30 à 18h.
Tél. 04 90 91 38 71



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